Interview avec Romain; sa vision du No Code

Interview avec Romain Boillat; sa vision du No Code

Aujourd’hui, nous parlons No Code avec Romain Boillat, membre de l’agence numera.swiss. Le No Code, un nouveau phénomène qui fait beaucoup parler de lui et qui pourrait bien changer nos façons de procéder dans le domaine du développement web.

Comment as-tu découvert le No Code et qu’en penses-tu?

Pendant notre période universitaire, notre équipe était très active dans le monde associatif. Force est de constater que les budgets étaient limités et les demandes en besoins digitaux (sites web, visuels, applications, …) de plus en plus nombreuses.

Nous devions donc constamment trouver des solutions rapides et peu onéreuses afin de faire avancer les projets. Dans le cadre de nos premiers mandats, nous avons donc cherché à partager ces découvertes avec les différentes organisations de notre réseau. C’est ainsi que nous avons découvert le No Code.

À force de découvrir de nouveaux outils et d’implémenter des solutions, nous avons créé un système collaboratif autour de tous ces nouveaux outils. Dans notre approche, nous considérons le No Code comme une opportunité massive de limiter les dépendances des organisations avec l’externe.

En effet, en termes de capacités techniques avec de la volonté et du temps nous sommes tous aptes à travailler sur des solutions digitales personnalisées. Plus que de simples exécutants, nous pensons que les prestataires doivent apprendre à accompagner les organisations vers plus d’autonomie en matière digitale.

Comment expliquerais-tu cet outil à quelqu’un qui n’a jamais entendu parler de cela?

L’utilisation massive d’internet a rendu la création de sites, de visuels ou d’application accessible à tous. Pour ce faire, il a fallu proposer des interfaces qui permettent aux personnes n’ayant jamais fait de développement web de mettre en place des choses simples et performantes, sans connaissance technique préalable.

Le No Code est l’ensemble de cet écosystème d’outils, qui permettent à quiconque d’entrer dans un monde de création jusque-là réservé aux développeurs.

Qu’est-ce qui t’a amené à le maîtriser et à quel point a-t-il été intégré chez numera pour vos clients?

Lorsque nos clients nous contactent pour des projets qui leur semblent complexes à réaliser par eux-mêmes, notre mission est de leur démontrer qu’en réalité ils en sont capables.

Comment procède-t-on? Au fur et à mesure du projet, nous leur présentons les outils et les étapes par lesquelles nous sommes passées. À terme et avec ce qui a été mis en place, le but est de rendre le client le plus autonome possible.

Quant à la maitrise, notre équipe n’avait initialement pas de compétences dans le domaine du développement. Cette maîtrise du No Code est donc née d’un mélange de curiosité et d’envie d’apprendre. À ce jour, nous avons travaillé sur plus de 200 projets.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui se lance dans le No Code?

D’expérience, la meilleure façon d’apprendre dans le domaine est de se lancer sur un projet à la fois concret et réaliste. Même si ce dernier ne verra jamais le jour, prenez par exemple un projet simple comme un site d’une page.

Le tout doit être suffisamment motivant pour se lancer et dépasser les nombreuses difficultés qui s’immisceront sur le chemin. Il s’agit ensuite d’utiliser la connaissance à disposition, que ce soit à travers des forums, des tutoriels ou des bases de connaissances.

En sommes, il ne suffit pas de se lancer uniquement dans la théorie, il s’agit surtout de pratiquer encore et encore. Afin de résoudre un par un les problèmes rencontrés. Si le projet vous motive suffisamment, les compétences No Code se développeront alors tout seul. Et ce, sans même que vous ne vous en rendiez compte.

À quoi ressemble l’avenir du No Code et comment évoluera-t-il selon toi?

Nous voyons très clairement que les logiciels No Code sont en pleine explosion. Nous en découvrons de nouveaux chaque jour, ce qui nourrit un écosystème de plus en plus complet et performant.

Certes, il existera toujours une demande et un besoin en matière de code personnalisé, surtout pour des besoins singuliers et non généralisables. Néanmoins, pour des raisons principalement budgétaires et de flexibilité, toutes les organisations vont progressivement s’orienter vers ces nouvelles solutions.

Dans les prochaines années, je pense donc que nous allons voir une augmentation rapide et significative des performances de ces différents logiciels. Le No Code a donc de beaux jours devant lui!

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